conscience au départ du léger vide en rentrant dans cette cabane. Et puis, une fois habituée à cette vue, cet espace, j’ai commencé à respirer profondément. A sentir l’odeur du bois qui m’entoure et à observer le lever du soleil. Il a mis un peu de temps à se montrer. Puis dès qu’il s’est montré bien jaune et lumineux, légèrement caché par les nuages, j’ai pris une photo imaginaire dans ma mémoire de cet instant. De cette lumière qui nous transperce, nous illumine et nous rassure en même temps. Et puis, au fur et à mesure que les nuages cachaient cette lumière, j’ai commencé à réfléchir sur moi-même. A faire un travail de confiance en moi. J’ai lu, il y a quelques temps le livre Les quatre accords toltèques, qui parle de la façon dont on se forge son caractère mais surtout sa vision de soi-même. Et cette vision n’est pas toujours réaliste car basée sur la vision des autres et surtout leurs remarques, leurs critiques. En réalité, notre vision de nous-même est très souvent très éloignée de la réalité mais surtout fausse. Là pendant cette heure de réflexion, où finalement on est exposé au regard des autres (donc aux critiques, aux préjugés,…) mais aussi à son propre regard intérieur porté sur le présent, j’ai essayé d’effacer ou d’arracher chaque couche de « papier-peint » ; de mauvais jugement sur moi-même. Et puis, pour m’aider, le vent était présent pour faire s’envoler au loin chaque couche qui une à une s’était fermée, collée, au fil du temps. Je ne dis pas que j’ai réussi à avoir toute la confiance nécessaire en moi mais c’est un premier travail sur soi. J’ai pu malgré l’animation sur le parking du marché, prendre le temps et surtout réfléchir. Alors c’est vrai que lorsque j’ai commencé, j’ai observé le paysage, les oiseaux… Mais cette voiture qui est arrivée comme une furie sur la place a détourné mon attention. Et m’a donné un rôle de voyeur de cette fin de soirée d’un couple ou futur couple. Dans cet abri au bout d’un certain temps, j’ai commencé à avoir des fourmis dans les pieds. J’ai commencé à me promener dans cet abri pour me détendre les pieds. J’ai entendu les cloches sonner sept heures, et je me suis dit que j’avais déjà passé trente-cinq minutes dans cet abri. A la sonnerie de sept heure quinze, je me suis dit qu’il me restait dix minutes. En général je suis quelqu’un qui se stresse rapidement et là, j’ai profité de ces derniers instants juste posé dans cet abri au regard des autres. Une heure, c’est long mais court en même temps car cette veille est passée très vite. Je ne m’étais rien imaginé afin de pouvoir profité de cette expérience mais aussi de laisser mes émotions, mon ressenti, mes pensées venir sans être perturbées par un schéma ou des idées préconçues dans ma tête. Merci pour ce moment de présence, mais aussi pour le temps de préparation au Cadran. Bonne continuation. Et moi de mon côté, je vais continuer ce travail de confiance en soi, d’appréciation de mes valeurs et surtout d’être convaincue que tout le monde est utile à quelque chose.
Encore merci et à bientôt pour reparler de cette expérience.

Veille du 29 juillet 2018, 6h25.