Veille de la Veille de Noël, au soir.
Dans l’abri, l’odeur du bois.
Le ciel aux 50 nuances de gris…
et quelques bandes de bleu… gris.
Les nuages tellement tassés que seuls 2 petits arrivent à bouger.
En fond sonore, le bruit incessant des voitures.
Le paysage découpé par les fenêtres à l’Est et à l’Ouest qui s’élargit sur 180° à l’approche.
Installation sommaire : aucun mobilier.
Le ballet incessant des voitures sur la place du marché, l’à-pic du mur végétalisé surplombé par le cadre de bois rassurant au bord du vide.
Les passants chargés pour la plupart, quelques uns lèvent le nez vers l’abri : une vielle dame à l’Ouest qui agite la main avec insistance jusqu’à ce que je lui réponde, une petite fille à l’Est à qui je répondrai aussi.
A mi-veille, les décorations de Noël s’éclairent et scintillent.
Le beffroi égrène les quarts d’heure. Là-haut d’autres Veilleurs se sont succédés pour donner l’alerte en cas de danger.
Cette fonction de garde a disparu…
Je me sen bien dans cet espace-temps offert à la continuité de la chaîne des veilleurs.
A suivre!..
Aux suivants…

Veille du 24 décembre 2017, 16h01.